Les acteurs de l’homéopathie français demandent un moratoire au gouvernement !

Alors que les discussions du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale vont bientôt commencer au Parlement, les acteurs de l’homéopathie au sein de l’association HoméoFrance se mobilisent pour faire entendre leurs voix à propos du taux de remboursement des médicaments.

HoméoFrance demande un moratoire au gouvernement !

La décision brutale de dérembourser l’homéopathie, prise à la suite d’une intense campagne de dénigrement, a plongé les nombreux acteurs et utilisateurs de l’homéopathie dans le
désarroi. Pourtant, il est encore temps d’agir ! Et c’est l’objectif de la mobilisation de l’association HoméoFrance qui regroupe les différentes acteurs du secteur.

Au moment où les évolutions de la crise sanitaire plongent le pays dans une nouvelle période d’incertitudes, l’association en appelle à une décision de bon sens qui serait une occasion de redonner confiance aux Français, à savoir : « maintenir le taux actuel de remboursement des médicaments homéopathiques pour préserver l’accès de nos concitoyens à cette thérapeutique qu’ils plébiscitent et qui constitue un secteur d’excellence française. »

Pourquoi prendre une telle décision ?

  • Parce qu’elle permet de satisfaire 76% des Français qui souhaitent le maintien du remboursement.
  • Parce que les professionnels de santé formés à cette thérapeutique constatent chaque jour l’intérêt et l’utilité de ces médicaments aux côtés de l’offre conventionnelle, plus spécifiquement en cette période épidémique qui voit se multiplier les risques psycho socio-économiques.
  • Parce qu’aujourd’hui les médicaments homéopathiques ne coûtent rien à l’assurance maladie pour les patients du régime général. (Voir synthèse de l’étude)
  • Parce qu’elle permettrait de préserver plusieurs centaines d’emplois dans la filière homéopathique lourdement fragilisée par ces deux années de dénigrement. Le Plan de Sauvegarde de l’Emploi actuellement en discussion chez un des acteurs du secteur serait évidemment réétudié si le gouvernement décidait de maintenir le taux de
    remboursement à 15%. Une telle décision du gouvernement illustrerait son pragmatisme et son sens des responsabilités.

 

Le reportage de France 3 qui fait entendre des voix en colère !

Mercredi 7 octobre, le magazine Enquêtes de Régions sur France 3 a consacré cette semaine un reportage sur la thématique « Se soigner au naturel », qui fait la part belle à l’homéopathie. Fait rare, la parole y a aussi été donnée aux personnes favorables de l’homéopathie et aux professionnels pharmaceutiques qui ont pu, pour une fois, exprimer leur colère et leur désarroi face à la campagne de dénigrement menée contre l’homéopathie et à la fin progressive de la prise en charge de l’homéopathie par la Sécurité sociale, passée cette année de 30% à 15% avant d’être totalement déremboursée au 1er janvier 2021.

L’incompréhension est toute vive pour Christine Senecaille, une  préparatrice du laboratoire Boiron. « Je ne comprends pas comment on peut s’acharner sur ce genre de médicaments. On est une entreprise française, 100% française. Comment on peut dénigrer l’homéopathie comme ça ? », se demande-t-elle en faisant référence au déferlement médiatique contre l’homéopathie lancé depuis plusieurs mois par certains médecins et les médias.

Des attaques qui ont eu raison du remboursement de l’homéopathie par l’Assurance maladie et qui ont, selon Catherine Romani-Richard, directrice des laboratoires Boiron, un impact concret sur les activités de son groupe. « Au-delà du choc, de la dureté des propos, les attaques infondées qu’on a subi. Financièrement on accuse le coup. On a eu une baisse sur 2019 de 15% de notre chiffre d’affaires alors qu’en 2018 on avait déjà eu une baisse d’environ 7-8%. Et le début d’année on n’est pas bien non plus », résume-t-elle. 

Pourtant, comme l’ont démontré les équipes de France 3, le déremboursement ne décourage pas de nombreux partisans de l’homéopathie qui, à l’image de Delphine Deprès, sont prêts à se serrer la ceinture pour conserver le choix de soigner leur famille comme ils l’entendent, avec des produits n’engendrant pas d’effets secondaires. « On a la chance de pouvoir encore acheter les granules, mais on ne fume pas, on ne boit pas, on ne passe pas notre vie au restaurant, on ne fait pas des sorties en permanence. Voilà, c’est un choix de vie. C’est une priorité que nos enfants soient en bonne santé. », explique-t-elle avant de préciser qu’elle est prête à changer de mutuelle si sa complémentaire ne prenait plus en charge l’homéopathie

Par SafeMed

Collectif de patients et professionnels de santé pour une médecine intégrative.