Qu’est-ce que l’hypnose médicale ?

Si vous vous intéressez aux médecines intégratives, vous avez sûrement entendu parler de l’hypnose. Depuis quelques décennies, l’hypnose fait ses preuves dans le soin de certaines pathologies psychologiques ou médicales. On en distingue trois types :

  • L’hypnosédation : utilisée en anesthésie
  • L’hypnoanalgésie : contre la douleur
  • L’hypnothérapie : en psychothérapie

 

Qu’est ce que l’hypnose ? 

L’hypnose est un état de conscience modifiée qui peut être identifié et caractérisé en imagerie cérébrale (avec une IRM ou un PET-scan) et qui est donc prouvé depuis les années 90. Il ne s’agit ni d’un état de sommeil, ni d’un état de veille, ni de la distraction, mais bien d’une activité cérébrale singulière.

L’état hypnotique est accessible à tout le monde mais de différentes façons et avec une aisance plus ou moins développée. Certaines personnes peuvent rapidement et facilement entrer en état hypnotique et d’autres auront besoin de plus d’entraînement.

Cela permet de diminuer l’importance des symptômes d’une pathologie par un jeu attentionnel impliquant l’imaginaire des patients en revisitant la réalité et la façon dont le patient la perçoit. En effet, l’inconscient est puissant, c’est lui qui gère les fonctions de l’organisme tels que la respiration, le système digestif et cardiaque, l’équilibre et il met en œuvre des comportements automatiques notamment pour se protéger du danger. Travailler sur l’inconscient grâce à l’hypnose permet de trouver de nouvelles solutions ou de nouveaux comportements.

En état d’hypnose, le patient ressent très souvent du bien-être ou est détendu, pendant une séance on distingue 4 phases :

  • La prise de contact : Un échange verbal entre le patient et le praticien où  se construit un lien nommé “alliance thérapeutique”. Cette alliance permet de définir le type de travail à réaliser sous hypnose, de mieux connaître le patient, d’entrevoir l’objectif à atteindre et vérifier qu’il soit adapté au patient.
  • L’induction : le praticien propose au patient de choisir un environnement qui permettra de susciter l’été hypnotique.
  • La phase thérapeutique : A l’aide de suggestions et d’images métaphoriques, le praticien propose progressivement au patient de modifier la façon dont il perçoit sa réalité douloureuse. Il lui permet de vivre une autre expérience possible. Le patient va quitter ses certitudes et cesse de penser que ses maux seront constants.
  • Le retour à l’état de conscience ordinaire : le patient reprend contact avec les éléments qui l’entourent. Séance après séance, cette nouvelle façon de vivre va s’installer dans sa réalité et sa vie.

Durant la séance qui dure entre 45min et 1h, le patient est allongé, il a les yeux fermés ou il fixe un point dans la pièce, le thérapeute est assis près de lui. Contrairement à quelques légendes urbaines et des émissions de divertissement, on ne peut pas rester bloqués et le thérapeute ne peut pas vous forcer à faire quelque chose que vous ne voulez pas en état d’hypnose.

 

A quoi s’applique l’hypnose ?  

Dans le domaine de la santé, l’hypnose concerne essentiellement la gestion de la douleur et la gestion des troubles anxieux, on peut également y avoir recours pour modifier des comportements de dépendance. Elle peut s’appliquer à d’autres domaines, le domaine du somatique avec des actions sur la dermatologie ou encore la gastronoentérologie et dans la psychopathologie pour agir sur des troubles de la personnalité ou encore de l’humeur.

Les usages de l’hypnose les plus courants sont :

  • Aide à l’arrêt du tabac et autres addictions
  • Perte de poids
  • Retrouver un sommeil de qualité
  • Amélioration de la confiance en soi
  • Gestion des émotions
  • Traitement des phobies
  • Gestion d’une séparation ou d’un deuil
  • Diminution des états anxieux, dépressifs, du stress ou des attaques de panique
  • Les douleurs chroniques comme les migraines ou les lombalgies

Pour l’arrêt du tabac, on observe environ 80% de taux de réussite.

 

Qui pratique l’hypnose ? 

L’hypnose n’est pas une discipline en soi, elle vient en complément d’une profession médicale, paramédicale ou psychologique. En France, le terme “hypnothérapeute” est protégé, seul le corps médical peut avoir ce titre. Les autres termes tels que “praticien en hypnose”, “hypnologue”, “hypnotiseur” sont utilisés par les autres professionnels.

Une alternative à la médecine traditionnelle qui est de plus en plus répandue et recommandée, seriez-vous prêts à tenter l’expérience ?

Par SafeMed

Collectif de patients et professionnels de santé pour une médecine intégrative.