Comment trouver et choisir son psy ?

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Choisir son psy est une étape importante dans la prise en charge. Il convient tout d’abord de définir ce qui vous gêne : avez-vous un problème récent, est-ce à la suite d’un traumatisme identifié ou au contraire une difficulté récurrente qui vous poursuit depuis déjà un bon moment ? La prise en charge sera différente en fonction des réponses. Dépression phobies, insomnies, boulimie ou crises d’angoisses, autant de symptômes qui peuvent inciter à rencontre un psychothérapeute.

“C’est décidé, je vais voir un psy. Depuis le temps que j’ai des difficultés avec les autres, que je manque de confiance en moi, que je passe des nuits sans sommeil, etc. Mon médecin m’a aidé à décider suite aux nombreuses sollicitations de mes amis… Pour un premier contact, qui choisir entre les psychothérapeutes, psychologues, psychiatres et autres psychanalystes ? La psychanalyse c’est long, les psychiatres c’est pour les fous et que dire de cette jungle des psychothérapeutes de toutes obédiences. Pour l’instant, je voudrais déjà comprendre ce qui m’arrive.”

Définissez vos différentes attentes

Cherchez-vous quelqu’un pour vous écouter ou une personne active dans la conversation ? Pensez-vous plutôt à un homme ou une femme pour vous accompagner ? Il est important que vous vous sentiez en sécurité et sans aucun jugement, capable de rire ou de pleurer dans cet espace de parole. Trouver son psy peut prendre un peu de temps. Vous serez peut-être amené à changer pour quelqu’un qui vous convient mieux. Vous devez vous sentir en confiance et libre de dire tout ce qui vous passe par la tête.

Un temps pour les questions. Le premier contact pourra être consacré à bien connaître la technique du psychothérapeute : écoute seule, écoute active avec des réponses, échange libre ou guidé, conseil. Il sera également consacré à définir les enjeux en tenant compte de vos symptômes et de votre demande. Vous pourrez définir si cela peut faire l’objet d’une thérapie courte de quelques séances ou si du temps supplémentaire sera nécessaire. Certaines prises en charge sont ponctuelles comme pour un deuil, une rupture, un chômage ou pour prendre une décision importante.

Quels professionnels ?

Le psychologue a obtenu un diplôme après un minimum de 5 ans d’études. Il peut ensuite compléter sa formation avec diverses techniques comme l’hypnose, les thérapies brèves ou des applications particulières dont font partie le couple ou l’enfant.

Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les maladies mentales. Comme le médecin généraliste, il peut prescrire des médicaments si besoin en cas de dépression ou de crises d’angoisses, par exemple.

Le psychanalyste peut être ou non médecin. La plupart sont psychologues ou psychiatres. Ils doivent avoir fait leur propre psychanalyse, avoir suivi une formation dans une école psychanalytique et suivre une supervision régulière.

La profession de psychothérapeute est plus complexe car elle n’est pas régie par une réglementation. Si le plus grand nombre des psychothérapeutes autoproclamés sont sérieux, certains n’ont aucun diplôme et proposent des techniques pour le moins farfelues.

Quelles psychothérapies ?

Les thérapies cognitives et comportementales

Venues des Etats-Unis, elles peuvent apporter un changement rapide de votre adaptation au monde. Elles se basent sur le dogme que les problèmes psychologiques viennent d’une interprétation erronée de la réalité. On surestime ou sous-estime une situation. C’est l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein et les thérapies cognitives et comportementales consistent à modifier ces schémas de pensée.

La psychanalyse

Développée dans la suite des travaux de Freud, elle s’est développée sur de nombreux travaux depuis une centaine d’années. Basée sur la théorie de l’inconscient, partie cachée du psychisme qui guide nos pensées et nos actions, elle permet de déchiffrer ce qui nous anime mentalement. Un voyage intérieur qui permet de repérer les nœuds et de les délier. Le travail se fait sans influence ni jugement.

Les thérapies familiales

En explorant les scènes de la vie familiale, cette thérapie permet d’en dénouer les fonctionnements toxiques.

Les thérapies du développement

Encore appelées thérapies humanistes, elles valorisent le développement personnel et la capacité de recouvrer sa liberté de penser et son sens des responsabilités. Elles sont très utilisées dans le monde du travail. Les travaux de Jung sont pour beaucoup à l’origine de ces thérapies.

Quel coût faut-il prévoir ?

Chaque séance sera facturée entre 45 € et 150 € en fonction du praticien, de son lieu d’exercice et de la durée des séances. La moyenne se situe autour de 60€. Si vous avez affaire à un médecin, elles peuvent être prises en charge par l’assurance maladie. Certaines mutuelles remboursent des séances de psychothérapie, renseignez-vous. Dans la suite des problèmes psychologiques importants en lien avec la crise sanitaire, certaines catégories de personnes comme les étudiants peuvent bénéficier de quelques séances gratuites.

Comment trouver son psy ?

Pour bien choisir son psy, méfiez-vous des sites internet ou blogs qui promettent monts et merveilles. Demandez autour de vous, même si le psychothérapeute de votre amie ne vous conviendra pas forcément tant cette démarche est personnelle. Votre médecin traitant peut être de bon conseil. Il a probablement dans son réseau des psychothérapeutes de confiance. Le psychiatre, qui connaît bien les maladies psychiques peut vous accompagner.

Faites-vous une idée au bout de quelques séances. Que m’apporte cette prise en charge ? Est-ce que je vais mieux ? Est-ce que je me sens écouté et compris ? Est-ce que j’avance dans ma vie ? Gardez votre liberté, le thérapeute ne doit pas prendre le pouvoir sur vous. La psychothérapie est une prise en charge des problèmes émotionnels et anxieux qui garde toute sa valeur. Parlez-en et n’hésitez pas à faire cette expérience de se connaître pour vivre mieux avec soi-même et les autres.

Par SafeMed

Collectif de patients et professionnels de santé pour une médecine intégrative.