Comment choisir une lampe de luminothérapie efficace ?

Temps de lecture : 4 minutes /

Principalement connue pour les troubles associés aux dérèglements de l’horloge biologique interne, cette thérapie aux rayons lumineux peut avoir d’autres bienfaits divers. En effet, elle peut agir sur d’autres aspects comme l’humeur, la fatigue, l’appétit ou encore la libido. La lumière artificielle utilisée lors d’une séance de luminothérapie a pour but de se rapprocher et d’imiter au mieux les caractéristiques d’une lumière naturelle, permettant ainsi de bénéficier des mêmes qualités. Cette thérapie, assez méconnue du grand public, réserve de belles surprises à ceux qui la mettront en pratique régulièrement.

Comment fonctionne la luminothérapie ?

Comme son nom l’indique, la luminothérapie est une manière d’entretenir sa forme grâce aux bienfaits de la lumière. Même si celle du soleil est naturellement impossible à reproduire à l’identique, les caractéristiques des lampes de luminothérapie s’en approchent et permettent de bénéficier de nombreux avantages.

Cette solution est tout d’abord très efficace pour chasser la déprime lors de périodes de dépressions saisonnières. En effet, grâce à la lumière, notre corps met en veille la mélatonine, hormone du sommeil, et active la sérotonine, celle de la bonne humeur. Elle permet donc de réguler nos organismes habitués à se calquer sur la lumière naturelle pour fonctionner sur son rythme circadien (en 24h).

Elle permet également d’avoir de meilleurs rapports avec son sommeil. Son utilisation régulière facilite les réveils et réduit la sensation de fatigue qu’on peut parfois ressentir en pleine journée. Ces effets sont notamment dus aux hormones dont nous parlions un peu plus haut, et permettent de se sentir en pleine forme toute la journée. Il est d’ailleurs intéressant de souligner que le manque de sérotonine (l’hormone du réveil) peut vous donner envie de grignoter. Ainsi, grâce à la luminothérapie, vous réduirez également ces petites envies de sucreries(1).

Cette thérapeutique vous permettra également d’être plus efficace dans votre travail. La sécrétion de dopamine dès le matin associée à l’augmentation du tonus fournit par la luminothérapie vous rendra plus efficient(2). Fini la procrastination ! Mais alors, toutes les lumières se valent-elles ? Toutes les lampes de luminothérapie sont-elles équivalentes ? Comment s’équiper ?

Quelles caractéristiques faut-il regarder ?

Tout d’abord, il faut savoir que pour mesurer l’éclairement produit par un flux lumineux, on utilise l’unité de mesure du “lux” (lx). Celle-ci permet de déterminer le flux lumineux d’un lumen par mètre carré, de manière uniformément répartie. Une bougie éclairée à un mètre de vous dans une pièce sans aucun autre éclairage correspond à 1 lx. Un appartement bien éclairé tourne autour de 300 lx et lorsqu’il fait grand soleil cette unité de mesure peut monter jusqu’à 120 000 lx. De ce fait, concernant votre lampe de luminothérapie, plus sa puissance en lux sera élevée, plus elle vous permettra de faire le plein d’énergie rapidement. Ainsi, il vous faudra plus de deux heures avec 2000 lx alors qu’une demi-heure suffira avec 10 000 lx.

À part celui-ci, les principaux aspects qui varient d’une lampe à l’autre sont finalement assez limités. La connectivité des appareils peut également avoir son importance pour être contrôlés à distance. Aussi, sa taille est l’espace qu’elle va occuper sont des informations à prendre en compte puisque, puisqu’il existe différents formats d’éclairage, certaines sont des lampes de bureau, d’autres prennent bien plus de place. Ne négligez pas non plus la longueur du câble d’alimentation si vous ne voulez pas vous retrouver à pratiquer cette thérapeutique à même le sol. Mieux vaut trouver un appareil qui sera un bon compromis en fonction de toutes ces caractéristiques et du prix qui y sera associé ; pour une lampe de luminothérapie efficace, comptez entre 200 € et 300 €.

Les précautions à prendre

En Europe, les lampes de luminothérapie sont évidemment considérées comme des appareils médicaux (classe IIa) et doivent, de ce fait, être fabriquées selon des directives communes. Pour être sûr que la vôtre a bien suivi ce protocole, elle doit faire apparaître un marquage CE suivi d’un nombre à quatre chiffres. De plus, ces lampes doivent respecter la norme IEC/EN 62471 afin de limiter au maximum les risques pour la peau, pour la rétine et pour l’œil de manière générale. Il faudra ajouter à cela toutes les normes de sécurité standards liées à l’alimentation. Prenez également vos précautions si vous suivez un traitement photosensible ou si vous sortez d’une opération en lien avec vos yeux. Ceci dit, d’une manière plus globale, la luminothérapie est une pratique douce que tout le monde, ou presque, peut pratiquer sans risque… Et avec plaisir !

 

Sources :
(1) https://ajp.psychiatryonline.org/doi/abs/10.1176/ajp.151.5.744
(2) https://psychnews.psychiatryonline.org/doi/full/10.1176/appi.pn.2015.5b10

Par SafeMed

Collectif de patients et professionnels de santé pour une médecine intégrative.