L’homéopathie dans tous ses états…

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Le collectif HoméoFrance, qui regroupe tous les acteurs de l’homéopathie française vient de publier une actualisation de son livre blanc sur l’homéopathie.

Cette association rassemble des professionnels de santé, des chercheurs, des enseignants et des patients dans le but de fédérer les connaissances et la communication sur l’homéopathie d’aujourd’hui. Ce livre blanc livre tout ce qui peut se dire à ce jour sur cette thérapeutique qui a traversé une partie de l’histoire de la médecine tout en restant dans une modernité sans pareil.

 

Un sens clinique hors du commun

Tout est parti d’un sens aigu de l’observation clinique du patient, clinique signifiant : au lit du malade. Cette capacité à définir de façon précise à la fois les symptômes de la maladie, les possibilités de la personne à réagir et la façon individuelle de la vivre, a permis au fil du temps de mettre en place une sémiologie (étude des signes) très précise propre à l’homéopathie.

Il y a quelques années, je faisait partie d’un jury d’une thèse portant sur l’intérêt positif de l’homéopathie en soutien d’un traitement anticancéreux. Lors de la clôture, le président de thèse nous a confié qu’il ne connaissait rien à l’homéopathie mais qu’il était admiratif de cette qualité de finesse clinique qu’il n’avait pas vue depuis très longtemps.

Alors allez vous me dire, quel est l’intérêt de ces précisions cliniques à l’heure où la médecine fait ses diagnostiques à coup d’examens complémentaires toujours plus sophistiqués ? Cela me rappelle un stagiaire de 6ème année de médecine qui se destinait à être chirurgien urologue à qui je demandais d’examiner une dame au ventre douloureux.

Ne sachant pas comment faire, il m’a avoué qu’il n’avait jamais examiné d’abdomen, faisant confiance à l’échographie prescrite en urgence en milieu hospitalier.

Une des accusations portée par les détracteurs de tous poils de l’homéopathie est la perte de chance pour les patients. Ils oublient simplement que les homéopathes sont des professionnels de santé, qui non contents d’avoir fait leurs études universitaires, les ont complétées par cette connaissance précise des l’étude de la réaction d’une personne dans sa maladie, leur permettant une grande sécurité dans le diagnostic.

 

Un médicament du futur

Le médicament homéopathique est l’objet de tous les débats. Comme toujours, le changement d’un champs du connu scientifique se heurte au dogmatisme aveugle de ceux qui défendent leur pré carré.

Oui, les hautes dilutions sont une réalité biophysique attestée par de nombreuses études publiées.

Oui, les hautes dilutions ont une action sur des mécanismes biologiques et sur des organismes vivants.

Oui, les hautes dilutions ont eu un effet supérieur au placebo dans des études que vous pouvez retrouver sur le site de l’Homeopathy Research Institute (HRI) cité en fin d’article.

Rappelons nous que Pasteur a réussi, non sans mal, à imposer sa théorie sur la vaccination contre la rage en 1880 alors que le virus n’a été mis en évidence qu’en 1962 grâce à la microscopie électronique. Il en est de même pour les hautes dilutions dont la connaissance évolue en fonction des avancées de la technique scientifique.

Diverses hypothèses de l’action des remèdes homéopathiques sont encore à vérifier dont la plus probable tient dans une théorie d’apparition récente qui est celle de l’information. Le médicament homéopathique serait un vecteur d’information transmis à un organisme malade et qui lui permettrait, s’il en la capacité, de réagir en empruntant les voies de l’auto guérison.

Il n’y a rien de mystérieux dans ce processus qui fait de nous des êtres en bonne santé tant que l’organisme est équilibré et que nos systèmes de régulation fonctionnent bien. Il reste évident que si l’organisme est totalement débordé (infection grave, cancer, problème cardiovasculaire irréversible…), les possibilités de la médecine moderne sont irremplaçables. Mais l’homéopathie garde toujours sa place dans le soutien au retour en santé.

Comme vous pouvez le voir, nous n’avons pas fini d’entendre parler de l’homéopathie. Mais après le temps de l’inquisition, qui a utilisé des études truquées comme celle qui a été réalisée an Australie et reprise par tous les détracteurs sans aucune critique objective (tient donc), vient le temps de la définition de sa place dans le système de santé. N’oublions pas que 74% des patients qui utilisent l’homéopathie la trouvent efficace.

Il reste à continuer les études. Sur les hautes dilutions avec des moyens toujours plus modernes.  Sur le mécanisme d’action  du médicament homéopathique en obtenant une meilleure connaissance des mécanismes qui nous maintiennent en bonne santé.  Sur la définition du champ d’action de l’homéopathie dans le One Health qui regroupe l’humain, l’animal et environnementale.

Si nous faisons bon usage de cette thérapeutique qui peut être alternative dans les trous de la médecine ou complémentaire dans les soins conventionnels, nous réussirons à répondre à la demande croissante de la population qui est de s’occuper de sa santé.

 

http://www.homeofrance.fr

https://www.homeofrance.fr/homeofrance/le-livre-blanc

https://www.hri-research.org/fr/

Par Antoine Demonceaux

Médecin généraliste, homéopathe et psychanalyste

Bonjour, je m'appelle Antoine Demonceaux. Je suis médecin généraliste, homéopathe et psychanalyste depuis plus de 35 ans. Je suis également le Président de l'association Centre Ressource Reims.